Vue sur mer à Vannes
Promenades,  Voyager en France

DESTINATION VANNES

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel article de blog. C’est un nouveau format que nous sommes heureux de vous faire découvrir aujourd’hui. Nous souhaitons vous faire partager des moments, des moments qui comptent. On espère que vous prendrez plaisir à nous lire et à vous déconnecter quelques minutes de votre quotidien.

PARTIR QUELQUE PART

Une escapade c’est « l’action de partir quelque part pour échapper aux obligations de la vie quotidienne ». C’est exactement ce que nous voulions faire depuis un moment, une envie de lâcher prise. Mais sur un week-end, difficile de traverser le monde. Et puis il faut bien se l’avouer, personne n’a une bourse illimitée pour voyager à l’autre bout de la terre. Qui plus est sur quelques jours ! C’est pourquoi nous avons fait le choix de nous déplacer à seulement quelques heures de chez nous. Nous avons déjà été à la Rochelle l’été dernier (que nous avions adoré d’ailleurs).

Mais cette fois, nous voulions prendre la direction opposée pour découvrir d’autres paysages. Et c’est un peu par hasard et sur les conseils d’une amie que nous avons atterri à Vannes, une petite ville nichée au cœur du Morbihan. On sait, c’est à ce moment que vous vous dites : « non mais attend Vannes ce n’est pas vraiment une destination de rêve non ? » On ne vous a jamais dit que l’on allait se baigner sur une plage paradisiaque au mois de mars. Mais nous sommes sûrs que les plus bretons d’entre vous ont déjà le sourire en coin, car ils connaissent toutes les richesses cachées de cette ville. Mais les Bretons ne sont pas très vantards, ils aiment garder leurs secrets pour eux. Bon, trêve de suspens et de blabla, on vous embarque avec nous pour cette escapade en terre bretonne.

Vue mer près de Vannes

L’ARMOR BADEN

Nous sommes samedi, il est environ 11h et nous embarquons nos valises dans la voiture direction Vannes. La route se déroule bien et nous arrivons avec quelques heures d’avance avant de prendre notre chambre d’hôtel. Regardant rapidement la liste des lieux à visiter, nous décidons de profiter de ce laps de temps pour faire un détour par l’Armor Baden. Petite ville située à quinze minutes du centre de Vannes, selon les dires du GPS. Ce dernier ne s’était pas trompé et un quart d’heure plus tard, nous voilà garé sur une petite place surplombant la plage, face à la mer.

À peine le moteur éteint, nous ouvrons les portes de la voiture et instantanément c’est une brise bretonne et bien de saison (nous sommes en mars tout de même) qui vient immédiatement nous saisir nos joues et nos oreilles. Décidément les terres bretonnes sont très pointilleuses sur les saisons. Malgré un soleil radieux, le vent nous fait s’envoler nos envies de maillot de bain ou de bronzette. Nous descendons ensuite sur la plage en crapahutant sur les quelques rochers qui nous séparent du sol. Une fois arrivée près de l’eau, Elle se décide à plonger courageusement un doigt dans la mer. Elle sait à l’avance qu’elle va regretter son geste mais c’est presque naturel, hors de question d’aller à la plage sans toucher l’eau non ? Bon, une microseconde plus tard, elle ressort son doigt de l’eau et me signale qu’elle est glaciale. Sans blague ?

Nous restons quelques minutes sur la plage puis décidons de prendre notre pique-nique face à la mer, mais dans la voiture. Le froid a eu raison de nos espoirs de déjeuner en plein air. Mais manger face à la mer c’est cool quand même non ? Une fois repu, nous reprenons la direction de l’hôtel pour y déposer nos valises.

FAIRE DES RICOCHETS

« Lui, depuis que je le connais, il adore regarder la mer. Elle renferme ses souvenirs d’enfance, ses joies, ses peines et une partie de lui-même. À chaque fois, il ne peut s’empêcher de jouer avec elle en faisant ricocher quelques cailloux sur son doux lit d’écume. Il vient me voir en me disant : « regarde avec ce caillou j’en fais au moins 10 ». Il s’applique, lance le caillou qui s’élance au ras de l’eau puis compte : « 1,2,3 … 10,11 ». Ensuite, il me lance un sourire satisfait et me dit : « ah tu vois je te l’avais dit et encore le caillou n’était pas dingue. Avec une meilleure pierre, j’en aurais fait au moins 15 ! » J’acquiesce d’un sourire car je n’ai jamais réussi à dépasser trois ricochets. Pourtant, il a essayé de m’apprendre et j’ai vraiment fait un effort pour y arriver. Il cherchait sur toute la plage les meilleurs cailloux pour me les donner en me disant : « regarde ce caillou il est parfait, c’est sûr que tu vas-y arriver ». Quelques secondes après, le soi-disant caillou magique finissait à deux mètres du rivage en ayant jamais connu le plaisir de ricocher une seule fois. Triste carrière pour un caillou ricocheur taillé pour la compétition. Plus tard il se retrouvera avec ses amis cailloux, pierres et rocher au fond de l’océan en disant : « J’avais tout pour réussir à battre un record, mais je ne suis pas tombé sur la bonne personne ». Je m’excuse donc pour toutes les carrières que j’ai faites tomber à l’eau, ce n’est pas mon truc, ce n’est pas mon truc je n’y peux rien. Lui, depuis il a abandonné et ne me confie plus ses précieux cailloux à ricochet. Il se charge lui-même de les faire briller en établissant des records.

 

Oui je l’avoue, j’aime le regarder faire des ricochets et je suis fière, très fière de lui. »

Elle

Maison à Colombages Vannes
Cours d'eau à Vannes

VANNES, SA VIEILLE VILLE MÉDIÉVALE

Retour au cœur de la ville de Vannes. Ça y est, nous avons déposé nos valises et nous commençons la visite de la ville. Après un rapide passage par l’Office de Tourisme, la chargée d’accueil nous a conseillé de visiter la vieille ville en précisant qu’il ne fallait surtout pas hésiter à se perdre dans les petites rues voisines du parcours touristique. Parfait, de toute façon on ne comptait pas suivre le parcours à la lettre. Nous avons commencé par les remparts et ses jardins qui nous ont séduits, car on ne s’attendait pas du tout à voir ce type de lieux. À vrai dire, on ne s’attendait à rien et c’est souvent quand on ne s’attend à rien que l’on est agréablement surpris. On se laisse le choix de découvrir et d’être à l’écoute de ce qui s’offre à nous.

Une fois capturé quelques clichés des jardins en fleurs et des remparts médiévaux, nous avons détourné du grand chemin de gravier pour emprunter une petite porte près d’un minuscule cours d’eau qui devait faire office de douves. Là se trouvait un étroit abri en bois sur une dizaine de mètres. Quelle que soit sa fonction à l’époque, aujourd’hui ce lieu faisait davantage office de repère secret à l’abri des regards. Des groupes d’adolescents étaient dispersés près du cours d’eau. Certains buvaient des bières, d’autres fumaient des cigarettes. Le tout dans une ambiance détendue. On sent que c’est le genre d’endroit qui sert de point de rendez-vous pour certain et où de belles histoires se passent. Nous avons nous aussi pris le temps de nous poser quelques minutes, bercer par le flot de l’eau et les conversations des gens. Puis, nous avons laissé cet endroit à leurs propriétaires d’adoption pour partir de nouveau en balade.

Château Vannes

Nous avons repris notre chemin directement vers la vieille ville et ses rues jonchées de pavées et arborées de magnifiques maisons à colombages. Après quelques heures de marche, le soleil commençait à se coucher et le vent devenaient de plus en plus présents. C’est à ce moment que nous avons décidé de faire une halte bien méritée et de s’offrir un bon chocolat chaud. Et c’est la vitrine de « L’entrechoc » qui nous a séduits, simple et surtout avec une multitude de chocolats chauds à la carte, parfait !

CHOCOLATS DE SAISON

Nous entrons et une serveuse nous fait monter à l’étage d’un bâtiment traditionnel où une table pour deux nous attend près de l’escalier. L’ambiance est chaleureuse et il faut avouer que c’est toujours agréable de trouver un coin confortable où se poser après quelques heures de marche. Une jeune fille nous apporte la carte et c’est sans surprise que nous découvrons une multitude de chocolats chauds. Chocolat blanc, noir, au lait, avec des fruits etc. Sur le coup, on souhaitait une valeur sûre et nous avons opté pour deux chocolats viennois. On se sent à l’aise dans ce lieu un peu hors du temps où les gens se réchauffent en portant leurs tasses au plus près de leurs lèvres, à deux mains dans un léger nuage de fumée.

Puis nos chocolats arrivent, on s’échange un sourire comme lorsqu’un bon plat se présente. Quelques secondes plus tard, chacune de nos cuillères pleines de chantilly sont prêtes à apporter une belle dose de réconfort à nos esprits (et à nos ventres aussi !). Nous restons environ une heure à discuter, prendre du temps pour nous, se dire des choses que l’on ne se dit pas habituellement au quotidien. C’est aussi un peu ça la magie des voyages. Puis, nous repartons à notre hôtel afin de nous préparer pour la soirée. Ce soir, c’est galette en tête-à-tête puis une bonne nuit de sommeil, car demain on prend le bateau.

Tournesol dans les rues de Vannes

ÎLE AUX MOINES

Le lendemain, nous avions envie de prendre l’air. Direction Port Blanc afin d’embarquer pour l’île au moine située à quelques minutes de bateau de la côte. La traversée se fait sans soucis et une fois le pied-à-terre, nous découvrons une charmante île bucolique pleine de curiosités. La première chose qui nous a frappés, c’est qu’il y avait une dizaine de voitures sur le parking du port. Elles avaient toute la particularité d’être des Twingos ou des Clios. Ici, pas de place aux voitures familiales ou bus de touristes. Cette vision nous a tout de suite fait comprendre que les routes ne seraient pas larges. Et nous ne nous sommes pas trompés. Après quelques minutes de marche, nous arrivons au café de l’île ou une dizaine de scooters, vélos et mobylettes attendaient là, les clefs encore sur le contact. Ici, on sent que tout le monde se connaît, on se donne des surnoms, on prend des nouvelles et on rigole de bon coeur. Nous prenons quelques photos du centre-ville et nous repartons vers le sud.

Mais, cette petite île pleine de bienveillance cache aussi un caractère bien trempé. Alors que nous marchions tranquillement, en à peine cinq minutes, un grand coup de vent nous a surpris et il n’a pas fallu plus de deux minutes pour nous tremper de la tête aux pieds.

Vue sur la mer de l'île aux moines
Île aux moines

SOUVENIRS PLUVIEUX, SOUVENIRS HEUREUX

« C’est vrai que je ne peux pas marcher très longtemps avec ma rotule qui vogue librement (une vieille histoire dont les principaux protagonistes sont un prof de sport et un plot en plastique insignifiant… Je vous raconterais sûrement un jour). Cela faisait déjà plusieurs fois que je lui disais que le vent se levait et que l’on allait se prendre la pluie sur le bout du nez (dans la tronche quoi). Lui me disait que non, que l’on pouvait marcher encore un peu avant de rentrer, que blablabla, que blablabla (vous m’avez comprise). Et bien ça n’a pas manqué, le vent s’est levé d’un coup et à peine nous avons eu le temps de commencer à courir que nous étions trempés comme si on nous avait jeté un immense seau d’eau sur la tête. Nous avons dû prendre nos jambes à nos coups pour courir jusqu’au port, sans vraiment connaître le chemin évidemment, il ne faut pas faire dans la facilité. Je lui avais dit pourtant, mais que voulez-vous. Après tout, on a tous connu cette situation et c’est toujours une péripétie drôle à raconter pour plus tard. »

Elle

Et c’est dans notre voiture, chauffage à fond pour sécher nos vêtements que s’achève notre escapade en terres bretonnes. Des souvenirs pleins la tête et un esprit neuf. On espère que notre première aventure vous a plu et n’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé. Des bisous mouillés, à bientôt.

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